Rien d'incompatible dans ce titre, car les enjeux climatiques, les mutations sociales, l'éthique financière sont autant de sujets qui convergent vers la nécessité pour les assureurs d'imaginer et d'accompagner la réflexion vers le développement durable.
Le réchauffement climatique et la pollution sont les causes de catastrophes naturelles et de dérèglements divers ayant des conséquences directes sur les activités humaines assurées par ailleurs… Les compagnies sont en première ligne.
Les enjeux de protection sociale complémentaire, tant sur la santé que sur les retraites, vont solliciter le privé et impliquer des plans de transition ainsi que la recherche de l'équilibre…
Cet article Buzz Assurance tente de poser les bases d'une première réflexion sur le sujet. Les contributions et/ou commentaires sont les bienvenus car l'article n'est pas encore finalisé…
Selon la définition de la Commission mondiale sur le développement et l'environnement des nations unies, le développement durable est “un concept de développement qui répond aux besoins de présent sans compromettre la capacité des générations futures de répondre aux leurs”.
Répartir les richesses au travers de nouveaux schémas économiques tel que le commerce équitable, élargir la solidarité, concilier développement économique et respect de l'environnement impliquent un changement comportemental et philosophique.
Par leur rôle dans l'économie et la société les assureurs sont fortement impliqués et sollicités dans le traitement de ces nouveaux enjeux que nous allons détailler dans cet article Buzz Assurance.
L'intérêt des compagnies d'assurances pour le thème du développement durable correspond à la matérialisation progressive lors des dernières décennies de risques globaux, planétaires, et sociaux.
Ces risques aux contours de plus en plus certains nécessitent une forte implication à la fois dans le débat public, mais aussi aussi de manière plus opérationnelle dans des actions préventives et correctives.
Par ailleurs ces menaces sont très “imbriquées” et diffusent soit directement, soit indirectement leurs conséquences dans l'économie:
De plus en plus d'entreprises sont devenues “méteosensibles” et leurs activités sont directement liées à l'aléa climatique:
Au final, on estime que 20% à 30% du pib des pays industrialisés serait soumis aux conditions climatiques (Source: Argus de l'assurance - Avril 2008).
Dans ce contexte, ne pas s'intéresser aux risques climatiques, ou minorer les impacts financiers de catastrophes naturelles comme les ouragans Katrina et Rita qui ont coûté 12,4 milliards de dollars aux assureurs US 1),c'est potentiellement remettre en cause les équilibres financiers des groupes d'assurances en cas de catastrophe naturelle.
C'est aussi dégrader les notes des agences de rating qui verraient d'un mauvais oeil l'insouciance des assureurs sur ce sujet…
Ne pas montrer aux marchés financiers que l'on prend des mesures concrètes en terme de contrats responsables, de relations sociales… c'est réduire l'attrait des nouveaux investisseurs qui se tourne vers les entreprises qui agissent dans des perspectives durables…
La bonne prise en compte des risques permet un provisionnement adéquat des dépenses par l’assurance et évitera de reporter le coût de celles-ci sur les générations futures, ce qui est précisément la définition du développement durable.
Les compagnies d'assurances dont le métier consiste à identifier, évaluer et anticiper les risques sont d'ors et déjà engagées dans des actions destinées répondre aux attentes de leurs clients sur la problématique du développement durable.
Car elles sont interpellées par de nombreux facteurs exogènes qui représentent des risques sur les modèles économiques en place. L'innovation sur les offres, l'investissement responsable dans des fondations… sont autant de réponses concrètes à ces nouveaux enjeux.
Les changements sociaux sur la pyramide des âges, les déséquilibres entre actifs et retraités génèrent des besoins complémentaires en matière de protection sociale sur deux aspects:
Ces risques sociaux dégradent les perspectives d'avenir et creusent les déficits. Les enjeux de la protection sociale et des retraites sont au coeur du développement durable et conduisent les assureurs, les pouvoirs publics et les bénéficiaires des régimes à imaginer de nouveaux équilibres.
L'objectif est d'élargir les bénéfices de la protection à tous en repoussant les limites de l’assurabilité, c'est à dire celles des conditions d'acceptation et de refus des risques. Aussi, une première initiative de microassurance a été lancée en 2006 dont l’objectif est de protéger les personnes à faibles revenus n'ayant pas accès aux services classiques d'assurance.(Voir aussi notre dossier sur la convention AREAS).
En 2010, on comptait 136 200 véhicules bi-carburation (hybrides et gaz de pétrole liquéfié), 2 400 voitures électriques.
Les assureurs s'intéressent à ces marchés et, au delà de l'automobile, conçoivent aussi des offres socialement responsables ou “durables” ont le vent en poupe, citons:
Vous souhaitez mieux comprendre ce que vous consommez? Favoriser les entreprises qui s'engagent pour limiter les conséquences de leurs activités?
Venez rejoindre la communautés des assurés pour l'identification et l'amélioration des offres d'assurance durables:
http://www.buzzassurance.com/fr/buzzgroup/buzzgroup_developpement_durable